ce que vos yeux vairons

Les coronaires

Vincennes~Göttingen
Bien sûr ici nous n’avons pas la mer
Mais soudée par l’épaule, siamoise Montreuil
Qui ne songerait là à Monsieur Madeleine ?

Au Centaure, Jeeves

Inquiétude de Jeeves

Oncle Ho est gris
Hier la nuit~hanabi
Matin Cheshire
Ils sourient

Die Zigeunerin

Effusion de roses
Sur le foulard à franges
La nuit~hanabi
Schnee~eider, Romy

L’écrin

Sous le tas de feuilles dures
Tuiles romaines tombées du buisson rétifié,
Une pièce grise,
Un Cinq franc bombé
D’alvéoles vides
Cavurnes qui ont veillé
Sur les métamorphoses
Colombarium plein de vie,
Nulle cellule scellée
Sur une abeille des champs
Au tombeau,
Les longilignes polistes
En Valentin Le Désossé
Ont franchi,
Ailes humides
Échasses des pattes
Avancées
Le couvercle maçonné,
Papier mâché
En voile de berceau

An die Muzik

Logical Song

Deux escargots
Subitement le plan change
Tremblement de terre

Sans sac à dos
Jeeves limace, ouvre une voie
Le long du Cervin

Noeuds dans le cerveau
Perrette et sa roulotte
Vont au bazar

Peaux de phoque colle forte
Chapeau de brousse et appeaux
Une attache~remorque,
Un pare~buffle
Piolet, crampons,
De la salade verte,
Midi approche


Demeure

Teresa non nonna
Elle lave les corps
Cheveux crantés malgré le chignon
Vaguent en bandeaux,
Astrakan noir autour de sa tête
Elle les vêt
Outrepasse
Dévêt les lapins
De leur pelisse
Elle passe la chaîne tendue
La rue est condamnée
Gasse,
Elle paie l’octroi
Rallume les intouchables foyers
Se prosterne devant les autels
Elle aime Dieu
Cette boule à facettes rutilante
Les chants l’encens les lys à Marie en mai Mohn noir pâte blanche du Kuchen,
Semblables aux strates byzantines
De Leur temple consumé
Les chants qui poignent le coeur en latin taillé sur mesure
Rayonnant ciboire enlevé jusqu’aux
Vitraux qui lâche parfois l’arc~en~ciel d’un phylactère,
Regard à la dérobée,
Le corps en grande révérence pêche un peu, capte le voile coloré,
Immatériel chrême qui auréole
De lumière la tête de l’officiant,
Mémé passe l’usoir au fumier
L’église et ses absidioles centonisées est juste en face de chez elle


Du passage Guénot à la rue des Rondeaux

Par la fournaise
L’air pareil à ces paraisons de verre ondule
Le regard, liquide

La côte

À Marie-Thérèse, libre Lys des Lavezzi

1941-2026

À la rue Malher

Cerf ! Cerf !
Par la forêt de la vallée
Haute comme trois pommes
Vertes
La voix soeur du Dieu Bigorne
Emma,
Pour toi
Quel kaddich oint
De sueur
De placette
Sei gesund
Et l’absoute absente
Un Notre-Père,
Thrène de ta main ?
Cachet de cire, enveloppe
De la phrase
À dire
Elle fraye son chemin
Parmi les épaisseurs,
Les voiles du crépuscule
Sur le jour brûlé de juin
Crêpe sur le coeur étouffé
Nous en quartier
De cercle
Monsieur May,
Au dernier jour

28 juin, Saint Pierre et Saint Paul

Pour Marie-Thérèse K.