Les coronaires
Bien sûr ici nous n’avons pas la mer
Mais soudée par l’épaule, siamoise Montreuil
Qui ne songerait là à Monsieur Madeleine ?
Au Centaure, Jeeves
Teresa non nonna
Elle lave les corps
Cheveux crantés malgré le chignon
Vaguent en bandeaux,
Astrakan noir autour de sa tête
Elle les vêt
Outrepasse
Dévêt les lapins
De leur pelisse
Elle passe la chaîne tendue
La rue est condamnée
Gasse,
Elle paie l’octroi
Rallume les intouchables foyers
Se prosterne devant les autels
Elle aime Dieu
Cette boule à facettes rutilante
Les chants l’encens les lys à Marie en mai Mohn noir pâte blanche du Kuchen,
Semblables aux strates byzantines
De Leur temple consumé
Les chants qui poignent le coeur en latin taillé sur mesure
Rayonnant ciboire enlevé jusqu’aux
Vitraux qui lâche parfois l’arc~en~ciel d’un phylactère,
Regard à la dérobée,
Le corps en grande révérence pêche un peu, capte le voile coloré,
Immatériel chrême qui auréole
De lumière la tête de l’officiant,
Mémé passe l’usoir au fumier
L’église et ses absidioles centonisées est juste en face de chez elle
Cerf ! Cerf !
Par la forêt de la vallée
Haute comme trois pommes
Vertes
La voix soeur du Dieu Bigorne
Emma,
Pour toi
Quel kaddich oint
De sueur
De placette
Sei gesund
Et l’absoute absente
Un Notre-Père,
Thrène de ta main ?
Cachet de cire, enveloppe
De la phrase
À dire
Elle fraye son chemin
Parmi les épaisseurs,
Les voiles du crépuscule
Sur le jour brûlé de juin
Crêpe sur le coeur étouffé
Nous en quartier
De cercle
Monsieur May,
Au dernier jour
28 juin, Saint Pierre et Saint Paul
Pour Marie-Thérèse K.